lundi 20 septembre 2010

New song, New bit 17 ce dimanche 26 Septembre

Voilà de retour après un été plein de découverte et nous pouvons reprendre notre rythme habituelle: chaque dimanche de 13h à 16h vous pouvez écouter les nouveautés de la semaine. Dans cette émission, c’est deux ou trois albums complets en playliste que nous vous proposons d’écouter. Bien sur, ces morceaux sont ensuite programmés dans la grille habituelle de la radio suivant leur style ou origine.

Pour écouter rendez-vous: www.jsmradio.com

Pour cette reprise, des classiques et quelques surprises:

D'abord un classique avec "Best of the Blue Note Years Of Michel Petrucciani". Cette période Blue Note de Michel Petrucciani fut pour le moins féconde.


Variée également, puisqu'on vit le premier Français, signé par le prestigieux label américain, enregistrer aussi bien en solo qu'en trio ou en quintette, dans des contextes tantôt acoustiques, tantôt électriques. Petrucciani, on le sent, dispose ici de conditions de production qui le poussent à expérimenter différentes formules, au risque de se fourvoyer dans certaines facilités mélodiques ou dans des ambiances où les synthés et la batterie tendent à noyer l'originalité de sa propre sonorité. C'est donc essentiellement son solo en hommage à Duke Ellington, le trio où l'accompagnent Palle Danielsson et un des anciens batteurs de Bill Evans, Elliot Zigmund, et les deux enregistrements où il croise le fer avec l'élite du jazz d'Outre-Atlantique (Wayne Shorter et Jim Hall, d'un côté, sur le magnifique Power Of Thre, Abercrombie, Peacock ou Gomez, Haynes ou Foster, plus Steve Thornton, de l'autre, sur un album consacré aux compositions du pianiste-leader) que l'on retiendra en priorité.

Second Album cette semaine " Er " (contraction anglophone de " plus ... que ") pousse les expérimentations électroniques de Nils Petter Molvaer dans un chemin plus caverneux et moins criard, avec une volonté claire d'intégrer des voix chaudes et expressives dans ces contrées mouvantes, entre jazz atmosphérique contrebassé ('Water', de loin le meilleur titre de l'album) et électro-beat urbaine assombrie ("Darker', "Feeder') jonché de percus lourdes...

On sent fortement les récents travaux cinématiques du trompettiste ("Edy' notamment, où la musique est un personnage reflet du spleen suicidaire de François Berléand...) et cette volonté de cohérence, de linéarité dans l'histoire... où certaines pistes font écho aux autres. La participation de Eivind Aarset, guitariste surdoué dans les sonorités électroniques saturées et de Sidsel Endresen, muse de Bugge et chanteuse cultissime en Norvège, ne fait que mener vers une certitude : in a way better, but surely makes you feel lighter...

Et enfin, maintenant que je suis installé à Istanbul allons ensemble à la découverte du jazz turc avec le trompettiste Imer Demirer, l'un des jazzman turc les plus connus, dont le dernier album "You, Me & char" est assez représentatif de son travail.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire